Le site d'un club en pointe(s) !
AccueilActualités › Affichage d'une actualité

Première compétition du Marche Nordique Tour - Le 14 novembre 2015 à Pacé

« Ils étaient 7 compétiteurs de marche nordique de l'Intrépide à faire le déplacement. Jacky nous fait un récit de cette journée... »
Publiée le jeudi 19 novembre 2015 à 15:08:43 par Claire.

Ils sont venus ils sont tous là.

 

Nous étions 7 intrépides inscrits à cette première pour le club, une compétition officielle du Marche Nordique Tour, 4 femmes (Brigitte ARTU – Andrée Courthès - Valérie Folliard et Colette Huet) et 3 hommes (Frédéric Porcher – Eric Moreau et moi-même). Tous étaient là et le départ se fait à 11h précises, pour une arrivée à 13 h. Pour une compétition à 14h05, nous sommes dans les temps.

Nous remercions Eric et Frédéric d’avoir assuré notre covoiturage.

 

Premières émotions.

 

Nous nous empressons d’aller retirer nos dossards en suivant les indications fléchées par l’organisation, et là surprise, les inscrits ne sont plus ceux que j’avais engagés. Brigitte inscrite de la dernière heure est bien là, mais au lieu de l’inscrire à la place de Patrice, blessé, l’organisation l’a substituée à Andrée. Après un quart d’heure pour débrouiller l’affaire, nous pouvons enfin aller à nos véhicules vestiaires, nous changer. Le temps de rejoindre notre lieu de compétition, et il est 13h40 lorsque nous commençons notre échauffement. A peine 5 minutes après notre arrivée nous recevons l’ordre de nous présenter près du podium pour une explication du règlement de la compétition, puis minute de silence suite aux attentats du 13, et les 150 concurrents sont dirigés vers la ligne de départ. Malgré nos petits sauts de cabris, notre échauffement est pratiquement inexistant.

 

Le parcours

 

La Marche Nordique chronométrée se fait sur un circuit à parcourir trois fois, sur le terrain de cross qui a lieu le lendemain. La distance annoncée dans les prospectus est de 11 km, mais dans la réalité il ne fait pas 10 km (9.610 m au GPS de Frédéric). Le terrain est à la base un pré ou la veille paissaient des vaches, (bouses toujours aux endroits qu’il ne faut pas) des endroits avec une herbe haute, très humide, mais comme il n’avait pas plu ce n’était pas boueux, et une partie en sous bois fort agréable, à condition de ne pas planter un morceau de bois mort avec le bâton.

 

 

Le règlement

 

Nous sommes avertis de la sévérité des juges, par l’organisation, et surtout de la mise en application des derniers ajustements du règlement de la FFA.

Il faut bien sûr avoir toujours un pied et un bâton au sol, que la main dépasse largement la hanche, que le corps soit toujours aligné, que sur une position fléchie le genou ne dépasse pas la pointe du pied. Les jurys sont là pour contrôler les marcheurs à tout moment. Ils peuvent donner un avertissement verbal, et ensuite mettre un carton. Si vous avez un carton, vous devez faire une boucle de pénalité de 200 m. Si vous ne faites pas la boucle de pénalité vous êtes pénalisé au temps de 4 mn. Au 4ème carton vous êtes éliminé.

 

Un départ mouvementé

 

Placé au premier rang, dès le coup de pistolet je décide de mettre en pratique le départ rapide répété le mardi soir en séance spécifique, et je suis en tête au premier virage. Nous n’avons pas tous la même chance, Eric se prend un bâton entre les jambes et tombe au bout de 30m, tout le groupe des intrépides derrière lui fait l’effort pour l’éviter, mais pour Eric le bilan est catastrophique. 1 cote fêlée. Cela ne l’empêche pas de terminer sa compétition, dans la douleur bien sûr, et au courage sûrement. Après ces incidents de début de marche, tous trouvent peu à peu leur rythme de course, mais le départ rapide que j’ai mis en pratique et conseillé à tout le monde laisse des traces, il faut un temps de récupération. C’est ainsi que je dois ralentir et que je vois passer une bonne vingtaine de concurrents. Colette qui vient de se faire opérer du pied a fait un départ prudent et trouve le bon rythme au fil des tours.

 

La course

 

Nous avons tous fait le maximum et avons surtout fait la démonstration de la qualité de la marche que nous pratiquons. Pas une seule pénalité pour nos 7 marcheurs. Et pourtant les juges étaient nombreux, répartis sur tout le circuit, parfois cachés ou arrivant en vélo derrière nous. Les plus regardés sont bien entendus ceux qui sont parmi les premiers.

Après mon temps de récupération, je repars à la bagarre avec les autres concurrents, je double, puis me fais doubler, celui là j’ai une excuse il est bien plus jeune que moi. A non lui il ne passera pas, je l’ai déjà doublé une fois, et puis c’est un V3 comme moi, mais il va trop vite et me lâchera et l’autre là qui remonte tout notre groupe, il marche ou plutôt il court, et voilà encore un de pénalisé, il l’a bien cherché. C’est le dernier tour, il faut absolument gagner des places, tiens ceux là les V2 qui m’ont doublé, ils n’ont pas l’air frais, allez, je passe…

Lorsque nous arrivons sur la ligne nous ne savons plus ou nous en sommes précisément, sauf que nous avons fait le maximum. Je discute un peu avec les premiers que je connais de réputation, ils ont tous participé au championnat de France à St Jean de Monts début octobre, et y ont pris de bonnes places. A Pacé, quatre d’entre eux se sont pris une pénalité dans le dernier km. Celui qui était en tête, termine 6ème après avoir fait sa pénalité, et Etc.

Je retourne sur le circuit pour encourager mes camarades de club, et je vois arriver Eric qui me raconte sa chute au départ son souffle court, ses douleurs. Puis arrivent Valérie et Frédéric, puis Colette, et enfin Andrée et Brigitte.

Chacun raconte sa course, son départ, ses douleurs, ses anecdotes, et ses impressions. Après notre séance d’étirement en commun (nous sommes les seuls à le faire) nous repartons vers les voitures après avoir jeté un coup d’œil aux classements affichés. IL FAIT FROID.

Nous décidons de nous installer dans une brasserie au centre de Pacé pour nous réchauffer avec le vin chaud et le casse-croute emporté. Il est 16 heures et les estomacs se réveillent.

 

 

Le retour

 

Après cet excellent moment de réconfort partagé, nous avons repris la route du retour.

Nous en avons vécu une première expérience. Ne pas oublier de vérifier tous les engagements, surtout lorsque l’on apporte des modifications. Il faut aussi se laisser plus de marge avant le départ de la compétition, il nous a manqué au moins une demi-heure voir une heure.

L’échauffement est une action importante dans la compétition. Souvent il nous permet de reconnaitre le circuit de la compétition, et je suis sûr que nous n’aurions pas eu le contrecoup du départ rapide si nous avions été chauds.

Les départs sont des moments très délicats, car c’est la bousculade, c’est dangereux car les bâtons des voisins vont parfois dans tous les sens, et un bâton mal placé à des conséquences dommageables (N’est ce pas Eric).

 

Cependant nous étions très contents de cette première expérience (Même Eric bien que pour lui beaucoup de déception de sa chute, sa cote fêlée, et son classement pas en proportion de son courage et de la souffrance endurée)

Nous avons mesuré le travail qu’il nous restait à faire, les détails à optimiser.

Nous recherchons le lieu des prochaines compétitions, pour nous retrouver avec plaisir, confrontés à nous même, et ainsi mesurer notre progression.

 

Nous apprécions aussi la curiosité, et la dextérité de nos fans, qui ont su trouver les bonnes images et y mettre l’imagination qui nous aura beaucoup amusé les jours suivants (Sauf Eric, car rire avec une cote fêlée est une torture).

 

4.jpg

 

 

Retrouvez tous les résultats en cliquant >> ici 

Retrouvez toutes les photos en cliquant >> ici

 

Le petit rapporteur

Jacky


Etiquette : .

Partager cette actualité